Sans dents ni griffes le voilà Comme place démantelée. On lâcha sur lui quelques chiens. Il fit fort peu de résistance. J. de La Fontaine in Le Lion Amoureux
Grand Action. 19:30. The invisible man. Version de James Whale. Avec N. et C. Pensers : Copyright MCMXXXIII. Claude Rains – The invisible one. La tenancière de la taverne a même voix que Bubble dans AB/FAB. Mais un accent écossais. Sera-ce une parente indigne ? Toujours, le vent se fait entendre au début. Déshabillé de l’absent. A nu l’autre pareil. Branches cadavériques. Sans-chair. “Oh leave me alone, how can you ?” Le -r- est déroulé. “I understand, alright.” Danse de Saint-Gui. Le néant ne gagne un nom que grâce aux bandelettes qui le ceignent. La tenancière est une ménade. Voie de fait. L’étêté se gausse. “Ludique” dira C. Il est vrai que voir un pantalon courir après une fermière a quelque chose de cocasse. Pathétique qui sait. Le temps lui aussi est disloqué. Demandez à la pendule de l’entrée. “Des ongles en deuil” – “Some dirt on my nails.” “Enter the holy of holies.” “Nous allons le chloroformer.” “The world is my hiding place.” Le sensible, l’intangible se disjoignent. “Money, money, money !” Le pouvoir comme espoir ultime. Le portait sera vu de haut et une seule fois. Le visage prime, jamais. Le commissaire comme un conteur. Des hommes en tailleur. Apostasie au monde. Monocaïne. Macbeth ? La police comme la forêt de Birnam marchant vers Dunsinane. Comme caparaçonnée. Comme une formation de légionnaires. Une tortue. Hurlements, cris. La différence. Son impossibilité. Empêché de vivre. Chasse à courre. Un vieil homme est entré à la fin du film. Une question commence de me hanter : sortira-t-il une fois le dénouement consommé ? Guerre entre les éléments. La terre trahira l’air, la matière l’idée. Crier vengeance. Flocons. Mais que devient le blanc quand la neige a fondu ? Un mourant, un mourant sublime aux yeux cernés de noir.
Dans le métro, parlons avec N. du mot et de l’idée qu’il véhicule. Ou pas. Echange roboratif. Conclusion sans appel : l’idée importe peu. En buvant un thé, la voix Césaire et son poème “Mot’ extrait de “Corps perdu” in Cadastre défile en lecture aléatoire sur Itunes : “Vibre mot j’aurai chance hors du labyrinthe plus long plus large vibre en ondes de plus en plus serrées en lasso où me prendre en corde où me pendre et que me clouent toutes les flèches et leur curare le plus amer au beau poteau-mitan des très fraîches étoiles Vibre vibre essence même de l’ombre en aile en gosier c’est à force de périr.” Coïncidence ? Tout est là. De cela je suis sûr.
N’avais pas vu A. depuis deux ans. Cinq shots de tequila-citron-sel ont eu raison de la gémellité du temps et du silence. Elle veut venir vivre à Paris. Ne plus rentrer tout de suite à Tahiti. Mais ceci est une autre histoire. C. a fini Molloy. Hypocrites lecteurs, c’est éthylique que je me vas. Claudiquant, balbutiant, peinant à écrire. Ce soir, je suis ivre de.








Miettes d'encre