- De même, ayant vu, par hasard sur l’agenda, que malgré moi je regardai, l’indication :
“Dix heures. Aller expliquer à Magloire pourquoi je le trouve si bête.” – j’eus la force de me réjouir de n’y avoir pas été. – L’agenda a du bon, pensai-je, car si je n’eusse pas marqué, pour ce matin, ce que j’eusse dû faire, j’aurais pu l’oublier, et je n’aurais pu me réjouir de ne l’avoir point fait. C’est toujours là le charme qu’a pour moi de ce que j’appelai si joliment l’imprévu négatif; je l’aime assez car il nécessite peu d’apport, de sorte qu’il me sert pour les jours ordinaires. André Gide, in Paludes – Folio, p.106.
Ce jour d’hui : comme hier, dépenses surnuméraires mais obligatoires sinon plus grand chose voire rien-en vêtements -
Cours sur Le délire et les rêves dans la Gradiva de Jensen de Freud – la prof parle de Mulholland Drive de Lynch pour expliquer le passage du contenu latent au contenu manifeste – les crottes de chien évoquées par Wilkins à la concierge au début du film – la partie rêvée, fantasmée par l’actrice ratée – et la vue de ce même Wilkins à une fête où son amie actrice est acclamée et pas elle – donc ce que lui dit Wilkins n’est rien d’autre que de la “crotte de chien” – sic – intéressant aussi ce détour par Freud et le rêve que fait Swann dans Du côté de chez Swann dans lequel il se voit avec Odette, Napoléon III, un jeune homme portant un fez (le narrateur lui-même) et d’autres compagnons le long d’une plage et où finalement il prend le rôle du rêveur – du rêveur analysant son rêve dans le rêve lui-même et de l’analyste (une fois réveillé) – d’où la question de l’apport de la psychanalyse quand dans la littérature on parvient au même résultat – néanmoins pétition de principe – puis commentaire du commentaire de Freud sur Jensen – intéressant aussi de voir comment un commentaire devient une apologie, une “défense et illustration” de la psychanalyse – question majeure achoppe à ce niveau : que se passe-t-il quand on lit ? Qu’est-ce qui fait que l’on aime ou non un texte ? Qu’est-ce qui fait que l’on croit avoir lu un mot dans un texte – comme Freud et le mot “délire” qu’il croit avoir lu chez Jensen – qu’il l’ait inventé ou pas – qu’il joue faussement au naïf ou qu’il le soutienne mordicus – alors que celui-ci, comme chez Jensen, qui parle d’un entre-deux, d’un état entre conscience et inconscience mais pas de “délire” – ne s’y trouve pas une seconde ? -
Vu F. avec C. – nous a accompagné après un détour dans un Subway à l’interlope goût de moutarde-miel et de cheveux en boule amassés dans le pain à multiples viandes de C à Italie2 – jeans – écharpe – pull – là encore l’expectative d’être payé par G. pour mon mois de septembre agit comme une main tentatrice – dois être semblable à la dernière des femmes de Barbe Bleue mais ne veux pas y croire -
Penser à la photo pour la cinémathèque de Paris III demain – oui, le ciné-club de Paris III propose 250 films pour 30 € jusqu’à mai de 12h (heure de la première séance) à 17h (heure de la dernière séance) – pourquoi non ? – en ce moment, on y donne des courts films de Méliès, du Bergman et bien d’autres films – pour Bergman dans l’ordre de la semaine et tous les soirs à 17h : aujourd’hui mais trop tard La nuit des forains, demain Au seuil de la vie - oui mais demain sortie du dernier Woody Allen – jeudi, La source et vendredi, Mon île, Faro – le smiley à côté du titre du film indique que ce dernier n’a pas été diffusé en France ces dix dernières années – donc Mon île, 10 ans déjà voire plus – ce soir, Vivement dimanche ? Fanny, Fanny, Fanny ! – demain toujours, visionner à la médiathèque de la B.U. de la fac Le portrait de Dorian Gray – le film a été commandé en DVD – la VHS est disponible mais uniquement – et c’est heureux puisque je ne dispose ni de magnétoscope ni de télé – en consultation sur place – rendez-vous est pris avec le noir et le blanc de Lewin donc -
Penser à payer les places réservées pour Scènes de la vie conjugale de Bergman au Théâtre Mouffetard – se documenter sur Amsterdam – penser au remboursement de la carte ImagineR – rendre Courir à Je. – continuer Paradise Lost de Milton – se procurer Inyenzi ou les cafards de Scholastique Mukasonga – “Inyenzi” étant la traduction de cafards – le terme se référant lui-même au sobriquet par lequel les Hutu désignaient les Tutsi en 1994 – finir de regarder Alice au pays des merveilles en anglais, avec C., parti pour ses cours à M. – lis et me soigne de la grattelle – c’est du créole réunionnais – mais la traduction est d’un zèle superflu – la pluie tombe sur le musée de Reims – ai reçu via Price Minister un autre livre de Daniele Del Giudice, Le stade de Wimbledon – adapté par Matthieu Amalric d’ailleurs – me faudrait trouver ce film – terminer Le retour de Schlink, le reste viendra : je trouverai – j’en suis sûr – la force de me réjouir de n’avoir pas fait les choses ci écrites.
Basso continuo : Il voyage en solitaire par Bashung, Heartstopper d’Emilíana Torrini - dont le dernier album Me and Armini est en écoute sur Deezer – notamment le bel et urgent Jungle Drum et la mélancolie roborative de Birds - les photos singulières de son site – et Danse de la fureur, pour les septs trompettes, le sixième mouvement du Quatuor pour la fin du Temps de Messiaen.








Bonsoir, je suis tombée sur votre blogue cette semaine en complétant mon étude pour mon examen sur Gide et Calvino, j’ai parcouru briévement votre blogue e constatant que nous avons probablement des cours communs, je suis en lgc a censier, et je vous écrit car je suis en examen final et j’ai très peu de notes sur le cours concernant la Gradiva, j’ai lue le livre au programme et la brochure de textes, je me demandais si cela suiffit ou si les notes de cours sont cruciales pour l’examen, qui sera similaire au partiel. Je suis désolé de laisser un tel commentaire, votre écriture est très belle et le blogue intéressant, je suppose que c’est un espace de liberté pour vous donc je ne lirai pas plus, ayant des cours commun cela pourrait vous dérangez, mais je ne sais pas du tout qui vous etes je tiens a vous en assurer
bon, voila, désole encore une fois et merci beaucoup.
If only more than 62 people could hear this.