Macadam Cowboy

17 12 2008
La voix a changé tout à coup. Elle s’est assourdie.
- Je suis profondément heureux que tu sois là.
Elle se retourne. Son regard revient. Lentement.
- Détruire, dit-elle.
Il lui sourit.
-Oui. Nous allons monter dans la chambre avant d’aller dans le parc.
- Oui.
Elisabeth Alione pleure en silence. Ce n’est pas une scène. L’homme a frappé sur la table légèrement. Personne ne peut voir qu’elle pleure, excepté lui qui ne la regarde pas.
- Je n’ai fait la connaissance de personne. Sauf de ce Stein.
M.D., Détruire dit-elle

Une hétaïre méticuleuse, le corps roidi, fente vermillonne. Les loups sont entrés dans Paris, de cela je suis sûr. Paraphrastique déconvenue. Association de malfaiteurs. Trust de banques de sperme.  Nuitée maladive. Groggy. Morse. Les poissons n’ont pas de noms.  Ce soir le dépeupleur.





14 12 2008

Je me promène en ville /Avec toutes ces odeurs /De meurtres et de tortures/Qui me font toujours peur /Je lis encore souvent /Mon livre de Victor/Et aussi je me mens /Et pour oublier je dors/Je dors en chien de fusil/Pour ne plus penser au marteaux,/aux fourchettes et aux scies/Que j’ai/plantés dans son dos/Si je vais mieux maintenant,/Je n’ me le demande pas /Mais j’ai défoncé ses dents /Pour qu’on n’me retrouve pas. Mansfield.TYA, Pour oublier je dors

Je me rappelle un rêve. Je coudoyais un arbre du voyageur. Entre ses ramures, un tuit-tuit encagé. L’arbre prit feu. La cage s’ouvrit mais il n’y avait plus d’oiseau. Je pense à l’Heure du loup, à l’urgence de la défenestration, à l’homme-araignée, au visage déjeté de cette femme de 216 ans,  à ces portes fermées, au maquillage féroce de Johan, à cette fausse morte, à cette langue massikrokée, à cette minute décomptée, à ces vampires inconsistantes qui se partagent son voir, à Orphée sa douleur et au visage de pierre de Liv U. Sera-ce que Tamino a retrouvé Pamina, qu’elle vit encore ? Au sang du corbeau et de l’enfant nu qui tutoyait l’outrage, à la marelle érodée sur les planèzes en feu, à l’abîme béant qui susurre son nom, à l’orfèvre, et son sourire.

Intus.





Futilité I

4 12 2008

Entendu en T.D. d’anglais ce matin. Nous “travaillons” le livre IV de Paradise Lost de Milton, où le poète procède à la première présentation d’Adam et Eve. L’oralisant se nomme Yves. Une fille assise devant votre serviteur : “Tiens, on dirait une chanson de Zazie.”

Ne pas manquer Hunger à 13h. Terminer cet essai sur l’avers et le revers du témoignage en tant qu’œuvre littéraire.

“I would prefer not to.”