Erotique de la doublure

5 02 2009

Dithyrambe impressionniste : vison, Craven A, poudrier, pas de danse, “lente et désinvolte” platine et bois, mégots, robe. Une robe vert pistache qui s’attache au doigt. “Ne me dis pas que tu m’adores mais pense à moi de temps en temps.” Projecteur unique. Les os craquen les sièges. Itou. La perruque – blonde – mastique les planches. La fille se balance qui évide la pénombre. Le verbe haut dit l’absence : de musique, d’histoire, d’homme. Ses “garçons” la soutiennent. Trio exsangue sur qui la lumière pleut. De pronoms, pas. Le verbe est ulcéré déjeté hors sans concession aucune las. Le quatrième mur n’existe plus. Le tabouret son usufruit. La Fille questionne l’histoire, le but même de l’histoire, son évidence.  “Mais quelle histoire ?” Que faire quand il n’y a pas de public ? Qu’est-il encore possible de dire ? Qui dire ? Soi. Cet “arpenteur triste”, cet “arpentris(te)”. Il s’agit de dévoiler le pathétique rituel, l’épuiser. Corroder ce qui reste d’espoir. Des répétitions, des redites, qui peut le plus… Goguenards, souillent la fille. Pourquoi jouer encore ? Saluer une fois encore le miroir crâne ? Tromper l’ennui ? Obombrer sa douleur ?

Salue, plusieurs fois, cheveux courts, presque blancs, un sourire tutoyant le deuxième balcon, ses FAP, ses uranistes, ses opiniâtres toussoteux et la foule qui trille l’air oppressant qui l’embryonne.

En rentrant, nous revoyons Sarah avec Elle et Robert Hirsch. La “Voix d’or”  défie la boule de feu, cette vieille salope qui ne veut pas (en) finir, son rire se lézarde sous un éventail et le soleil explose.

Arrêtés les mots s’usent.

20:30. Bouffes du Nord. Music Hall. Jean-Luc Lagarce. Wilson L. Fanny A.


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2 réponses

17 02 2009
Têteàclaques

Quid novum? Comment meubler ces journées entières dans nos arborescences cybernétiques? (on dirait une maladie)

3 03 2009
infundibuliforme

Si vous saviez, cher J. Ce soir, j’écris, promis, son antimatière, son anéantissante déambulation fut roborative. Je ne savais qu’on pouvait encore, tant les cours d’A.C. et Pénélope m’ont déçu.

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