Saint-Milk, comédien et martyr

8 03 2009

Harvey Milk. Gus Van Sant. Sean Penn.

Facture classique mais très beau personnage. On pense à Armistead Maupin et à ses Chroniques de San Francisco pour le côté pension de famille du ghetto gay. Le mignon tapin de la première heure, Emile Hirsch, est toujours aussi incendiaire. Elephant réapparaît en grand finale, dans les couloirs blanc cru de l’hôtel de ville. Minotaure est un refoulé. Voir la Tosca et mourir. Troublant de voir l’absence de progrès, de reconnaissance. Troublants ces trous dans l’Histoire, ce mimétisme infernal qui, de Bryant à Boutin, fait exulter la bien-pensance. Une impérieuse envie de relire Thoreau et de ne plus revenir.


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2 réponses

14 03 2009
astrovix

Lire Thoreau et ne plus revenir, attention tu vas devenir comme Didier Lestrade (lire son dernier livre Cheikh) qui traite de Thoreau à toutes les pages. Tu as raison, il y a une absence de progrès depuis cette époque et le fléau de la banalité s’est abattu sur nous…

14 03 2009
infundibuliforme

C’est juste que la grande influence de Thoreau que l’on retrouvait dans Into the Wild, par exemple, me semble tellement mise à mal dans Milk que des pensées àquoibonistes et extrêmes ne laissent pas de morceler l’once d’altruisme et de bénévolence qu’il nous reste. Sus à la médiocrité !

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