A corps fendre

17 08 2008

I saw the best minds of my generation destroyed by madness, starving hysterical naked [...] who broke down crying in white gymnasiums naked and trembling before the machinery of other skeletons [...] who copulated ecstatic and insatiate with a bottle of beer a sweetheart a package of cigarettes a candle and fell off the bed, and continued along the floor and down the hall and ended fainting on the wall with a vision of ultimate cunt and come eluding the last gyzym of consciousness. Allen Ginsberg in Howl (Christian Bourgeois éd.)

Jour quatrième – samedi – trouvé sur une feuille servant à essayer les stylos la phrase suivante (signé J. ou J.) : “Il est des cas fortuits ou (sic) le plus explicite des êtres est soumis aux vissicitudes (sic bis) les plus alléatoires (sic ter).” – avais watermannisé pour ma part : “j’écris avec un stylo coûtant 64,79 €” – j’envraque : personne sans zizi – accent méridional : “vous avez les étiquettes qu’ong colle sur les valises ? Parcek celles-là, elles collent pas !” – Espagnols à qui j’indique un magasin autre pour trouver un cahier de coloriages me gratifient d’un “muy amable” – sentir la proximité du “good boy” – lis Howl – un homme ressemble au méchant dans Ken le Survivant – disent-ils – sacs M. T. – “et celui-là, y’a pas de réduc’ ?” (la mère du suivant), “Ouah, il est frais !” (le prépubère – engeance de la dernière à s’être exprimée – en parlant d’un cartable à roulettes) – Québécois : “auriez-vous-tu des ouvrages sur le plus célèbre des illustres inconnus ?” – yeux hagards de la foule en délire – “Marco Polo” – … – “il est cherpa en plus” – même garçon que ci-avant – livre Barbapapa égaré là par une main oisive – détails singuliers en son dedans – Barbapapa serait-il pédophile ? – glanés dans l’ouvrage : cinéma – film Le Collier de la Reine – le Café Dupont – le Café du Zoo – Barbapapa boit un apéritif mérité après avoir sauvé – en prenant la forme d’une échelle de pompier – les habitants d’un immeuble en feu – reçoit la Légion d’honneur (sick) – légende : il adore les enfants – se promener dans les jardins publics – deuxième de couverture – noms de ses complices : Barbabul (le scientifique) – Barbamama (sa compagne) – Barbidur (le bodybuilder) – Barbabelle (la péronnelle) – Barbotine (la rate) – Barbidou (simplet) – Barbouille (l’artiste-peintre) et enfin Barbalala (la chanteuse à la lyre) – acheté Marianne – article de René Rémond ayant pour titre Prose pour des essaims – penser à le lire – *

Pause - la première partie de cette épopée journalière ne sacrifiant à aucun déroulement chronologique – je prends des notes au fur et à mesure que les gens (me) parlent tout en veillant à ne pas effacer par un frottement des plus malvenus contre mon séant les reliefs de graphite ainsi façonnés) – j’évoquerai plus tard les événements antérieurs. Soit dit.