Ivresse peyotlique

19 08 2008

Ils parlent de la mort comme tu parles d’un fruit. Ils regardent la mer comme tu regardes un puits. J.B. in Les Marquises

Ai découvert cette cactée dans Howl de Ginsberg. En cherchant la plante, me suis rendu compte que j’avais presque la même dans mon jardin réunionnais. Ses effets secondaires étaient alors inconnus de moi.Ce matin, retour et prise de livres à Mouffetard : les deux premiers tomes de L’Ascension du Haut Mal de David B. dans la collection Eperluette, L’éducation du stoïcien de Fernando Pessoa paru aux éditions Christian Bourgeois, Conte de l’amour bifrons de Linda Lê (même éditeur),Yapou, bétail humain de Shozo Numa aux éditions Désordres (oui, je commence à compulser les livres de Laurence Viallet), et enfin Le Grand Cérémonial d’Arrabal chez 10-18. Nous verrons bien.

Finir La secte des égoïstes et des articles de la RILI - fixer la première étagère et le dieu sinistre, effrayant – appeler pour réserver des places pour Scènes de la vie conjugale de Bergman au Théâtre MouffetardJules et Jim à 17:50 à la Filmo avec C. et J. – lire – écrire peut-être rêver.





A corps fendre

17 08 2008

I saw the best minds of my generation destroyed by madness, starving hysterical naked [...] who broke down crying in white gymnasiums naked and trembling before the machinery of other skeletons [...] who copulated ecstatic and insatiate with a bottle of beer a sweetheart a package of cigarettes a candle and fell off the bed, and continued along the floor and down the hall and ended fainting on the wall with a vision of ultimate cunt and come eluding the last gyzym of consciousness. Allen Ginsberg in Howl (Christian Bourgeois éd.)

Jour quatrième – samedi – trouvé sur une feuille servant à essayer les stylos la phrase suivante (signé J. ou J.) : “Il est des cas fortuits ou (sic) le plus explicite des êtres est soumis aux vissicitudes (sic bis) les plus alléatoires (sic ter).” – avais watermannisé pour ma part : “j’écris avec un stylo coûtant 64,79 €” – j’envraque : personne sans zizi – accent méridional : “vous avez les étiquettes qu’ong colle sur les valises ? Parcek celles-là, elles collent pas !” – Espagnols à qui j’indique un magasin autre pour trouver un cahier de coloriages me gratifient d’un “muy amable” – sentir la proximité du “good boy” – lis Howl – un homme ressemble au méchant dans Ken le Survivant – disent-ils – sacs M. T. – “et celui-là, y’a pas de réduc’ ?” (la mère du suivant), “Ouah, il est frais !” (le prépubère – engeance de la dernière à s’être exprimée – en parlant d’un cartable à roulettes) – Québécois : “auriez-vous-tu des ouvrages sur le plus célèbre des illustres inconnus ?” – yeux hagards de la foule en délire – “Marco Polo” – … – “il est cherpa en plus” – même garçon que ci-avant – livre Barbapapa égaré là par une main oisive – détails singuliers en son dedans – Barbapapa serait-il pédophile ? – glanés dans l’ouvrage : cinéma – film Le Collier de la Reine – le Café Dupont – le Café du Zoo – Barbapapa boit un apéritif mérité après avoir sauvé – en prenant la forme d’une échelle de pompier – les habitants d’un immeuble en feu – reçoit la Légion d’honneur (sick) – légende : il adore les enfants – se promener dans les jardins publics – deuxième de couverture – noms de ses complices : Barbabul (le scientifique) – Barbamama (sa compagne) – Barbidur (le bodybuilder) – Barbabelle (la péronnelle) – Barbotine (la rate) – Barbidou (simplet) – Barbouille (l’artiste-peintre) et enfin Barbalala (la chanteuse à la lyre) – acheté Marianne – article de René Rémond ayant pour titre Prose pour des essaims – penser à le lire – *

Pause - la première partie de cette épopée journalière ne sacrifiant à aucun déroulement chronologique – je prends des notes au fur et à mesure que les gens (me) parlent tout en veillant à ne pas effacer par un frottement des plus malvenus contre mon séant les reliefs de graphite ainsi façonnés) – j’évoquerai plus tard les événements antérieurs. Soit dit.








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