En est-il donc deux dans Grenade/Qui pleurent sur ton seul péché/Ici l’on jette la grenade/Qui se change en un œuf coché//Puisqu’il en naît des coqs Infante/Entends-les chanter leurs dédains/Et que la grenade est touchante/Dans nos effroyables jardins - Guillaume Apollinaire, “Les Grenadines repentantes”, in Calligrammes
Fou tout ce qu’en un peu plus de vingt-quatres l’on peut faire à Nevers : accuser des décès, s’amuser avec de l’eau chaude et de la vapeur – s’enivrer seul devant un concert de jazz diffusé sur Arte avec Manu Katché à la batterie – sa Zidjian étourdissante – tandis que j’agonise derrière un mouchoir en papier, voir Balasko chez F.O.G. avec Nathalie Baye parler des femmes qui vont en Afrique se payer des minets ou de l’expo Koons à Versailles – oui Josiane a acheté un Koons à mille balles il y a longtemps – et constater le don d’ubiquité de cette femme qui peut à la fois parler avec Morano chez F.O.G. et dire qu’elle n’aime pas être “le bouffon du roi” chez Ruquier – partant, ai-je aussi ce don ? – considérer mon attribution de bourse – lire Plus loin mais où de Béatrix Beck que C. a pris à la bibliothèque pour des raisons trop obscures pour être dévoilées ici – et Syngué Sabour de Atiq Rahimi – j’ai oublié comment l’on faisait pour mettre un lien vers des articles d’autres blogs sinon je l’aurais fait mais référez-vous à celui de Parapluie – imaginez son nom surligné de bleu – l’illusion est parfaite presque inquiétante – apprendre par K. que Patti Smith chantera pour la Nuit Blanche à l’Eglise Saint-Germain avec ses enfants des textes de Saint-François d’Assise et ce jusqu’à l’abdication de la nuit – lire la naissance d’un souffle – regarder des tableaux de Miro – pauvre accent – et de Bacon – se promener avec C. jusques à la gare et au Tandem sur la Place Guy Coquille alentir nos pas venteux sur le Pont de Loire – manger un rougail en gardant pensée et oeil rivés sur une koudette alitée – se lever à deux heures du matin pour trouver un plaid très chaud dans une armoire bancale – voir revenir mon frère d’une soirée passée dans un château de La Charité-sur-Loire appartenant au père d’un de ses amis – ils étaient cinq – le dit père étant semble-t-il Prix Nobel – salons à thème -soixante chambres – précepteur – tentative de sociabilisation au collège à Nevers – tout y était – fumer dans un bain que l’on croirait brûlant tant les dunes de peau se rétractent – manger des bouchons – et trois chansons passées par mon frère aussi fort que faire se pouvait : Mad World de Gary Jules qui fait partie de la B.O. de Donnie Darko – non ce n’est pas Michael Andrews au dire de mon précité – Handlebars de Flobots et de l’électro indienne, Shantel - le train de 20:56 en partance pour Paris – la nuit est en gésine le crépuscule a des airs de mort-né. ll me faut partir et mon mal est délicieux.








Miettes d'encre