Ces notes sont juste des cailloux disposés dans une jardin miniature dont le sol contient les graines du fruit de la passion. Ce sont des pétales, jetés ça et là. Certains sont de couleurs vives, d’autres froissés et fanés. Ils ne forment pas une corolle, encore moins un bouquet. Ce sont des murmures. Linda Lê in Personne
Bridget Reiley au MAM. Précitée déclare : “La perception à l’état pur – la perception sans limites – est très surprenante. Elle est à la fois fascinante, excitante, pure et magnifique.” Pourquoi non ? Néanmoins, elle a, selon moi, poussé à l’extrême les ennuis de l’enfance. Parfois sublime, captivant, étourdissant. Souvent exténuant. Décortiqués, les patrons. Son art me semble par trop visible, décelable. Il se dit, las ! Ses assistants peignent. Griffes grises, chamarrées, émulsions. Cross-over. Saumon. Pink landscape, Fall. Maelström vertical. Vagues inertes enfantées par l’algèbre. Ronds parfaits. Penjab. Les droites donnent le vertige et nous encagent. Jouer de l’incurie de l’œil à saisir tout. Corde sensible de la débilité d’un sens. Du sens. Discours superfétatoire. L’oeuvre est baptisée après, d’après la sensation. Janissaires haïssables évidemment. Byzantium – les porphyrogénètes apprécieront. Pour les autres, une incommodante et pure sensation de ne voir que traits et points. Du morse, en somme.
Rentrés en Vélib’ après avoir re-vu l’exposition permanente, ses annuaires, écouté Nick Cave sur fond d’images alenties et hypnagogiques (je ne sache pas que l’inverse se pût concevoir), les scatineurs. Et son sourire. Les jupes d’airain nous riaient. Sangria compartagée. Ils parlent de Truffaut et de La Jetée, de créativité et d’Allen, de B.D. et de Hitchcock. J’écoute dans la chambre entre-close. N., C., V., A., B. Narcolepsies éthylisées. Des volutes empyreumatiques s’imposent.
Si fait.








Miettes d'encre