Audience

4 04 2011

Qu’avez-vous à me regarder, a-t-il envie de crier. Mais il ne crie qu’avec les yeux. C’est le seul cri qu’il peut lancer. L’autre cri, le vrai cri est enseveli très loin au fond de lui-même. C’est un oeuf gisant sous du sable chaud et il faut beaucoup de chaleur pour le faire éclore. Il éclora mais tant que la coquille n’est pas brisée, personne ne sait comme il sera. Pas même lui.

[…]

Bérit parle d’un canapé, du canapé de sa chambre. Elle décrit le dossier et raconte qu’il tombe à chaque fois que l’on s’assied. A tout cela Gun sourit. Le père, lui, ne sourit pas, Bengt non plus. Soudain, ils éprouvent un profond malaise. Ils trouvent très pénible de voir Bérit si différente de ce qu’elle est ‘habitude. Il s ne peuvent pas sourire. Chaque homme a son public et personne ne doit se montrer différent de ce qu’il est censé être. Sinon ce public est déçu. Non pas parce que la nouvelle interprétation est mauvaise, mais parce qu’elle est nouvelle. Une personne qui vient d’en appeler à notre pitié, à notre tristesse ou à notre peur ne doit pas commencer subitement à éprouver notre joie de la façon dont elle vient d’éprouver notre gravité. Il ne faut pas que trop de choses prennent place en nous, dans un seul individu. Dans ce cas, nous ne sommes pas quelqu’un de sûr. Nous n’aimons pas celui dont nous ne sommes pas sûrs. Et celui qui semble être arrivé à tout placer, nous le haïssons, car c’est contraire à la règle du jeu. Les personnes vraiment populaires sont tout à fait uniformes, elles sont toujours elles-mêmes, c’est-à-dire telles que nous autres nous nous attendons à les trouver.

Stig Dagerman, in L’Enfant brûlé (Brant Barn), pp.150/5/6, traduit du suédois par E. Backlund, L’Imaginaire Gallimard





Inutile

4 04 2011

Ta mère n’a pas recousu tes affaires. Tu ne pars pas, pour la millionième fois, rechercher la réalité de l’expérience ni façonner dans la forge de ton âme la conscience incréée de ta race.

Nul antique ancêtre, ni antique artisan ne t’assistera aujourd’hui ni jamais.

 

Tu n’as rien appris, sinon que la solitude n’apprend rien, que l’indifférence n’apprend rien : c’était un leurre, une illusion fascinante et piégée. Tu étais seul et voilà tout et tu voulais te protéger : qu’entre le monde et toi les ponts soient à jamais coupés. Mias tu est si peu de chose et le monde est un si grand mot : tu n’as jamais fait qu’errer dans une grande ville, que longer sur quelques kilomètres des façades, des devantures, des parcs et des quais.

 

L’indifférence est inutile. Tu peux vouloir ou ne pas vouloir, qu’importe ! Faire ou ne pas faire une partie de billard électrique, quelqu’un, de toute façon, glisera une pièce de ving centimes dans la fente de l’appareil. Tu peux croire qu’à manger chaque jour le même repas tu accomplis un geste décisif. Mais ton refus est inutile. Ta neutralité ne veut rien dire. Ton inertie est aussi vaine que ta colère.

Tu crois passer, indifférent, longer les avenues, dériver dans la ville, suivre le chemin des foules, percer le jeu des ombres et des fissures.

Mais rien ne s’est passé : nul miracle, nulle explosion.

Chaque jour égrené n’a fait qu’éroder ta patience, que mettre à vif l’hypocrisie de tes ridicules efforts. Il aurait fallu que le temps s’arrête tout à fait, mais nul n’est assez fort pour lutter contre le temps. Tu as pu tricher, gagner des miettes, des secondes : mais les cloches de Saint-Roch, l’alternance des feux au croisement de la rue des Pyramides et de la rue Saint-Honoré, la chute prévisible de la goutte d’eau au robinet du poste d’eau sur le palier, n’ont jamais cessé de mesurer les heures, les minutes, les jours et les saisons. Tu as pu faire semblant de l’oublier, tu as pu marcher la nuit, dormir le jour. Tu ne l’as jamais trompé tout à fait.

 

Longtemps, tu as construit et détruit tes refuges : l’ordre ou l’inaction, la dérive ou le sommeil, les rondes de nuit, les instants neutres, la fuite des ombres et des lumières. Peut-être pourrais-tu longtemps encore continuer à te mentir, à t’abrutir, à t’enferrer. Mais le jeu est fini, la grande fête, l’ivresse fallacieuse de la vie suspendue. Le monde n’a pas bougé et tu n’as pas changé. L’indifférence ne t’a pas rendu différent.

 

Tu n’es pas mort. Tu n’es pas devenu fou.

 

Les désastres n’existent pas, ils sont ailleurs. La plus petite catastrophe aurait peut-être suffi à te sauver : tu aurais tout perdu, tu aurais eu quelque chose à défendre, des mots à dire pour convaincre, pour émouvoir. Mais tu n’es même pas malade. Tes jours ni tes nuits ne sont en danger. Tes yeux voient, ta main ne tremble pas, ton pouls est régulier, ton coeur bat. Si tu étais laid, ta laideur serait peut-être fascinante, mais tu n’es même pas laid, ni bossu, ni bègue, ni manchot, ni cul-de-jatte et pas même claudicant.

 

Nulle malédiction ne pèse sur tes épaules. Tu es un monstre, peut-être, mais pas un monstre des Enfers. Tu n’as pas besoin de te tordre, de hurler. Nulle épreuve ne t’attend, nul rocher de Sisyphe, nulle coupe ne te sera tendue pour t’être aussitôt refusée, nul corbeau n’en veut à tes globes oculaires, nul vautour ne s’est vu infliger l’indigeste pensum de venir te boulotter le foie, matin, midi et soir. Tu n’as pas à te traîner devant tes juges, criant grâce, implorant pitié. Nul ne te condamne et tu n’as pas commis de faute. Nul ne te regarde pour aussitôt se détourner de toi avec horreur.

 

Le temps, qui veille à tout, a donné la solution magré toi.

Le temps, qui connait la réponse, a continé de couler.

 

C’est un jour comme celui-ci, un peu plus tard, un peu plus tôt, que tout recommence, que tout commence, que tout continue.

 

Cesse de parler comme un homme qui rêve.

 

Regarde ! Regarde-les. Ils sont là des milliers et des milliers, sentinelles silencieuses, Terriens immobiles, plantés le long des quais, des berges, le long des trottoirs noyés de pluie de la place Clichy, en pleine rêverie océanique, attendant les embruns, le déferlement des marées, l’appel rauque des oiseaux de la mer.

 

Non. Tu n’es plus le maître anonyme du monde, celui sur qui l’histoire n’avait pas de prise, celui qui ne sentait pas la pluie tomber, qui ne voyait pas la nuit venir. Tu n’es plus l’inaccessible, le limpide, le transparent. Tu as peur, tu attends. Tu attends, place Clichy, que la pluie cesse de tomber.

Georges Perec, Un homme qui dort, 1967, excipit

 





Love

4 04 2011

« L’homme qui est amoureux trouve un coquillage sur le rivage. Lorsqu’il le porte à son oreille, il n’entend ni la mer, ni le vent ni les anges, mais sa propre voix est en train de chanter : Je t’aime. Il n’a jamais rien entendu d’aussi beau.

Sur un autre rivage, tous les hommes sont endormis. Quelqu’un marche lentement le long de la mer, les porte l’un après l’autre à son oreille, écoute. Dans certains de ces coquillages humains il entend des chiens aboyer, dans d’autres des tigres rugir dans le lointain ou bien des marteaux résonner, dans d’autres encore gronder le vacarme des machines. Mais dans l’un d’entre eux il entend l’écho d’un poisson. C’est le bruit que fait l’homme qui est amoureux lorsque quelqu’un le porte à son oreille.

Si les planètes pouvaient aimer, elles quitteraient leur orbite et causeraient le chaos. Le salut du monde n’est dû qu’au fait que l’amour est impossible. L’homme qui est amoureux devine, lui aussi, que l’amour est le jumeau de la mort. Mais cela ne l’empêche pas, lui qui est captif de son destin, de pénétrer de force dans la cellule de son voisin en criant de joie : Je suis libre ! »

 

Stig Dagerman, L’homme qui est amoureux, publié de façon posthume en 1955

 





La dictature du chagrin

4 04 2011

« La semaine a été longue pour le peuple suédois. Il est vrai qu’il est normal que le chagrin fasse trouver le temps long. Mais, en comparaison du chagrin organisé, le chagrin spontané va vite en besogne. La semaine qui vient de s’écouler a été riche en enseignements dans la mesure où, pour la première fois, elle nous a permis de constater dans notre propre pays quelles forces effroyables se déchaînent lorsque, dans une société moderne, tous les moyens d’information sont mis en même temps au service d’une seule et unique fin : organiser le chagrin, construire un mythe.

Ce que nous venons de vivre n’est rien de moins que le spectacle d’une dictature à l’œuvre. Certes, il s’est agi au premier chef du côté journalistique de la dictature, mais cela a été bien suffisant. Cela a même été plus que suffisant. Pour un démocrate, le spectacle d’une démocratie qui se nie elle-même sur un point capital est certainement plus pénible que le deuil national en lui-même. Il est en toutes circonstances inadmissible d’ériger le conformisme en système, mais cela l’est particulièrement quand il s’agit des convenances. Même lors du décès d’un souverain, il existe un respect qui prime le recueillement : c’est celui de la démocratie.

Mais qui pourrait contester que ce respect a été bafoué lorsqu’on voit des journaux d’opinions et de préjugés fort divers négliger, de sang-froid et à un moment aussi important, leurs fonctions démocratiques normales pour se livrer à une campagne de mise en condition dans laquelle le recueillement est indissociablement mêlé au mensonge public ? Il ne saurait être question de mettre en cause le chagrin spontané : comme tout sentiment vrai, il est respectable. C’est le chagrin organisé qui est détestable parce que, au fond, il est faux, froid et gourmand. La semaine passée nous a appris que le chagrin pouvait être utilisé comme nouvelle à sensation, comme support de publicité et même comme moyen de jouissance. Elle nous a également appris que même une presse démocratique peut prétendre être la voix du peuple alors qu’elle est en fait en train de faire violence à son âme. Dans ce contexte, il convient que passe à la postérité le spectacle de Bang, l’éditorialiste du Dagens Nyheter, présentant le nouveau monarque à l’Histoire, au nom du peuple unanime, du haut d’un réverbère sur le pont du Nord.

Mais la dictature du chagrin n’a pas seulement asservi la presse. On a également pu la rencontrer dans bien des administrations aux locaux drapés de noir, où l’hypocrisie vêtue de sombre était plus appréciée que les costumes clairs. On a pu la croiser en flânant dans les rues commerçantes et en voyant les boutiques transformées, à l’aide de portraits, de crêpes, de drapeaux et de bougies, en chapelles ardentes du négoce. On a pu l’entendre se manifester à la radio en apprenant au cours de l’émission de musique enregistrée que le fox-trot prévu serait remplacé par Ô pays béni des dieux. Même le fédéralisme mondial n’y a pas échappé. La postérité doit absolument savoir que la soirée du Mouvement pour le fédéralisme mondial a débuté, le 2 novembre, par un éloge funèbre au cours duquel la mémoire du symbole suprême de la nation fut saluée par des représentants de l’internationalisme !

On peut traiter tout cela de futilités mais ce sont alors des futilités fort significatives, parce qu’elles prouvent que la dictature du chagrin n’est pas moins stupide lorsqu’il se trouve qu’elle se donne en spectacle dans une démocratie. Personne ne peut soutenir que le défunt ait été partisan du fédéralisme mondial. Alors pourquoi faire comme si son décès était une perte pour le mouvement fédéraliste ? Personne ne peut prouver qu’il détestait le fox-trot. Alors pourquoi le remplacer par Ô pays béni des dieux ? Eh bien, parce que la dictature du chagrin l’exige. Et parce que le respect de la démocratie ne pèse pas lourd face à celui de la monarchie.

Les républicains d’hier peuvent bien soutenir qu’il n’existe aucune contradiction entre la démocratie du « foyer du peuple » et la monarchie du « château du peuple ». C’est peut-être vrai si, par démocratie, on entend seulement une technique d’exercice du pouvoir ou une machine gouvernementale. Mais, jadis, le mot démocratie signifiait plus que cela. Jadis, il avait une signification spirituelle. Il désignait un sentiment et une façon de vivre, un style et une dignité. Il était l’expression du caractère sacré de l’individu.

S’il existe encore des gens qui soient prêts à lui accorder ce sens, il convient de dire que la semaine écoulée a porté de rudes atteintes à la démocratie et il est également facile de dire en quoi consistent ces atteintes. Elles résident dans le fait qu’un seul être humain a été glorifié aux dépens de tous les autres, en partie du fait de ses mérites mais surtout du fait de mérites qui ne lui revenaient pas. Le Suédois moyen a connu l’humiliation de se voir abandonné de tous ceux qui, d’habitude, tirent avantage de pouvoir parler en son nom. Presque tous les orateurs ont rivalisé d’efforts pour lui inculquer l’idée que ce qui vient de se passer est un malheur sans précédent. On lui a même donné le sentiment que, quoi qu’il puisse lui arriver en ce moment, personne n’aurait de temps, de larmes ou de place dans les journaux pour le plaindre. Les forces qui auraient dû rétablir une proportion décente entre la véritable contribution du défunt et celle que la psychose lui attribue se sont révélées honteusement défaillantes.

Cette longue semaine a de quoi nous faire peur par ce qu’elle nous a appris. D’une part, elle a confirmé ce que l’on soupçonnait depuis longtemps, à savoir que notre démocratie suédoise est dépourvue de tout sentiment du sens profond de la démocratie. D’autre part, elle a montré que le principe de la monarchie n’est pas plus compatible maintenant qu’auparavant avec celui de la dignité de l’homme. Enfin, elle a révélé que, chez la plupart de ceux qui façonnent l’opinion démocratique de ce pays, il n’y a pas plus d’instinct démocratique que dans une bordure de trottoir de la cour du palais royal. »

 

Stig Dagerman, La dictature du chagrin & autres écrits politiques (1945-1950), Traduit du suédois par Philippe Bouquet, Textes rassemblés par Héléna Autexier, « Mémoires sociales », Agone, 2001.

 





Lucas Egmont

4 04 2011

« J’aspirais à une paix, une paix profonde, au delà de toute raison… la paix que peut seule procurer une solitude innocente, la paix d’un homme innocent et solitaire qui n’a abandonné personne,n’a trahi personne pour rester seul, seul loin de toutes ces histoires de sang et de souffrance, sans que quiconque puisse l’en rendre responsable. Et je pressentais déjà clairement qu’il devait exister un lieu sur la terre, un désert quelque part où une telle solitude était possible, ou plutôt un endroit dans ce désert, pas une banale oiasis non, un endroit encore plus plein de sable, plus brûlant, plus intenable que tous les autres points de ce désert de sable, déjà si brûlant et si intenable; et si je ne me tiens pas à cet endroit, c’est que je suis encore à sa recherche, et si je ne le trouve pas, bien que j’aie l’impression d’avoir fouiné au creux de toutes les dunes – alors messieurs, je vous demande de me crucifier, car je suis plus coupable que tous les autres, non parce que j’ai mal agi, mais parce que les reproches que je m’adresse à moi-même, le sentiment de culpabilité et les douleurs qui m’assaillent ont été portés chez moi à une température plus élevée que chez tous les autres.

Stig Dagerman, L’île des condamnés, 1946

 





Uppsala, le 29 sept. [1867]

17 03 2011

Cher Oscar !

Tu voudrais probablement avoir plus de détails sur ma nouvelle situation.

Je ne me suis pas encore fait une vraie opinion sur la vie universitaire tant décrite et tant exaltée ni sur les « jours heureux de notre vie d’étudiants ».

Ne crois surtout pas que c’est une vie où l’an danse sur les roses, non, c’est une vie faite de privations et de peines, surtout si l’on se fixe comme objectif de se rendre utile à l’Etat et à la société le plus vite possible. Néanmoins, malgré la prose qui encombre notre existence quotidienne, cette existence demeure si pleine de poésie – éléments essentiel pour un jeune esprit ! – qu’on éprouve ne serait-ce que l’illusion d’être heureux, même lorsqu’on n’est pas certain d’avoir un morceau de pain le lendemain. Avec quelle facilité arrive-t-on à supporter les petits soucis, les contrariétés, les revers ! Quand le repas ne remplit pas le ventre, il est du moins accompagné de plaisanteries ; on garde la bonne humeur et on évit de se plaindre, si on a un ami qui partge vos malheurs. Fait-il froid dans la chambre, si froid qu’on n’arrive même pas à tenir un livre, alors on se donne la main et on sort faire une promenade qui vous réchauffe, corps et âme. Au lieu de se fâcher, on choisit de rire – et l’avenir vous sourit, faisant miroiter de beaux tableaux d’une carrière brillante, même lorsqu’on sait que l’avenir qui vous attend est celui d’un pauvre enseignant – tout se présente sous un beau jour – on se sent heureux… Rien d’étonnant à ce que les gens âgés évoquent avec nostalgie leur passé d’étudiants, si plein de bonheur – le vrai chagrin n’existe pas pour un jeune esprit qui se nourrit de chimères – tandis que pour un homme adulte il existe bel et bien.

Je fréquente peu de monde, pour plusieurs raisons – d’une part, parce que je n’en éprouve pas le besoin, ayant un ami qui partage mes joies et mes soucis, et d’autre part, parce que mon plus grand plaisir consiste à emmagasiner autant de connaissances que possible, je n’ai pas d’autres ambitions. Quant aux plaisirs, c’est une denrée rare ici, mais ils existent quand même : ce sont les fêtes réunissant les étudiants originaires de la même région en l’honneur de Bacchus, source éternelle de joie.

[…]

Grand merci pour les envois. Les cigares ont été un succès : les étudiants démunis n’attachent pas d’importance à la qualité et préfèrent un cigare, n’importe lequel, à une pipe.

August est invité à dîner dans une famille de sa connaissance, j’ai donc passé la soirée en solitaire. En finissant mon maigre repas – du lait et du pain (sans beurre) – je ne pouvais m’empêcher de penser aux dîners de dimanche à la maison, magnifiques (par comparaison) – mis sans dépit aucun ! Une matière aussi vile que la nourriture ne pourra jamais affecter ma paix intérieure  – non, je suis à présent un philosophe – ou tout au moins inscrit à la faculté de philosophie.

Salue papa, maman et la fratrie, ainsi qu’Edla : donne-lui de mes nouvelles – ça l’intéresse peut-être encore.

 

Ton frère et ami August

 

in August Strindberg, Correspondance, Tome I (1858-1885), traduite par Elena Balzamo, Zulma, 2009

 





Cruchons du 2 avril 2010 au Petit Broc

3 04 2010

« bon week end, pascal »

Pb de velib pour valérie 150€

patrick prend des photos

valérie traite vélib de voleurs

un livre prêté est un livre perdu

que sa rate cuise en enfer ?

prochaine réunion 7 mai

il nous a préparé de belles maquettes

pas publier le compte rendu

faire un petit résumé

se fendre d’un compte rendu du 16

ils pourraient s’intéresser au livre merde !

Arrête de sauter sur ton palefroi

on commence une heure plus tard

p.125 image très dépouillée antonioni Profession : reporter checker ?

1975

Travers 1012 garçon Pau

trois-mâts Horla

tout blanc : p.117

maison toute blanche p.102 bâtisse de Tristan

blanc couleur de la mort checker le blanc chez Pastoureau

blanc et vert couleurs de Passages

p.125 typographie : RC a un Mac, orlando…

« Un livre est toujours un cadeau délicat »

Pierre Klossowski la monnaie vivante

Aron Charon Coran vert

sexe saxe monnaie Klossowski signifiant signifié langage sémiotique

Onuma Nemon : nom de l’auteur d’Ogr

p.126 Pierre Jacob : philosophe spécialiste des sciences du langage, peut-être cela vient de ses essais

p.122

La fabrique de la pensée, Pierre Jacob

Les choses ont-elles un sens

p.126 Daniel Oster (inversion dont l’anagramme sera la figuration)

p.248 d’Eté + p.122

prenons le Trans Beauce à Chartres !!

Germain Nouveau converti un Vendredi Saint alors qu’il coupait un bifteck qu’il avait tenu à couper lui-même chez le boucher

tu le veux mon Pléiade ou pas ?

Sérieux !

tu te spécialises dans les auteurs de moins de 4 lignes

Germain Nouveau, Germain Nouveau, c’est qui Germain Nouveau

mort ‘un jeûne trop prolongé

« vêtu pour cette circonstance d’un long manteau noir classique »

W.M. William Morgan Eté p.248 variation sur Projet pour une révolution à NY

checker

Carroll p.123

Onuma Nemon Quartiers d’On !

Carte de l’Argentine : clin d’oeil Patagonie

« c’est le conte de votre automne et de mon départ » checker

Tistre, triste âme Tristram Tristan

éditions Verticales : On !

Cette fois » parce que la fois dernière fois : Ogr publié chez Tristan

on parle de Matoo et des bombes de L. qui est rentré bourré par deux fois chez son frère oui

addict au Côtes du Rhône

AA : bu deux soirs de suite chez mon frère

il n’y avait pas de bombes alors j’ai bu

le cousin de L. parle des femmes d’une façon scandaleuse

différences entre dîners hétéro et homo

voyage en avion

qui est cette femme : inversion (un des thèmes du livre)

Jakobson analysant Ulysse

il a vu Troie avec Orlando Bloom

inversion : Georges Sand

inverti

maison d’honneur

les mots manquent c’est les bières

« il entend cette phrase dont il connaît à l’avance chaque syllabe » : RC

Outrepas, fait un voyage en Hollande, au moment de l’élection présidentielle, trouve un endroit qui lui rappelle la reine roumaine

« So of course » : incipit de Jacob « Tout compte fait, écrivit Betty F. »

Manie des incipits vient de Barthes

for the world : Promenade au phare

« le monde » : dover beach, matthews arnold

« il attend cette phrase » : variation sur « entend »

on ne voit plus Wagner en français

ton désabusé du locuteur

il dit que non rc aime tout ce qui est faux parle de Germain L. ? Chantant Wagner en français dans les années 1930

Wagner enseigné comme poète dans les écoles

valérie recommence dans un mois avec obstination

zvedo apprend le russe

on est mieux à l’intérieur

remarque digne des gens qui visitent turner

sidérant je crois que c’est l’exposition où j’ai entendu le plus de bêtises

du genre je préfère ce qu’il a fait à la fin là c’est quand même pas lui

ça c’est sombre ça ça n’irait pas sur mon mur

c’est gentil

dame devant un Canaletto : ah oui chez ma mère y’avait 2 canaletto et quand elle est morte

mon frère a dit : non pas du tout on ne peut pas les séparer, c’est une paire

moi je repère toujours le petit que je pourrais voler

pas une mauvaise critique que de dire je le mettrais bien chez moi

très très grande marine qui fait tout le mur

quelle marine ?

Celle qui fait le mur

c’est pas turner

ah si l’un des deux oui

avalanche extraordinaire

l’un de vous deux doit mettre du rouge à lèvres

je mets virginia ici ce sera plus pratique

petite toux de pascal

tu vas mettre du gras sur ton clavier

oh oui modère moi

t’as pas honte

inquiétant un modérateur qui boit

t’es arrivé à l’heure

mais le dernier

on savait pas qu’il buvait à l’époque

le pouvoir lui est monté à la tête

sitôt nommé sitôt des excès

j’ai célébré ma nomination en tant que modérateur

L’onction démocratique ça te fait rire

tu vas pas au hangar t »as pas de poppers ?

Je ne connais pas le dépôt

quand le jazz me gonfle pas je reste

tartarin sur les alpes alphonse daudet

tu m’as fait lire malaparte je peux bien lire tartarin

léon bloy c’est un con mais c’est très bien

eau : univers maritime le hublot

pp.111-127

La Doulou

p.128 exactement comme p.111 : « L’ombre de leur propre sautant à un rythme régulier »

l’ombre fidèle

« les collines, et les petits jardins clos de mur »

ils partaient dans les bosquets pour se piquer à la morphine

sur fb

Internet : églogues généralisées

la suite c’est Journal de travers

trouver une engueulade dans Travers impossible car s’engueulent trop

propose pp.1056-58 Travers avec 1057 : petit truc sur Albertine

« votre main fil fatal » Phèdre Acte II? Scène 5

« ma sœur de du fil fatal eût armé votre main »

« il n’y a que les maîtres de l’art qui puissent développer » corneille

identification de l’île

« pas de »

archipel : oeuvre de Boucourechliev

phèdre par martine chevalier

elle est perfide quand elle est pas contente elle reprend mais tout bas

cartes du monde qui ne correspondent pas entre elles

p.1135 Travers

recoupe Middlesex et le comté anglais

déception de PZ à 12 ans il ‘est rendu compte que Verne était coupé

c’est parce que t’as lu la version abrégée

je te jure j’ai pas lu la version abrégée

Haggard, Les mines du roi Salomon : on peut couper

a huge crab chambre jacob

pale fire nabokov

nombres : Eté Travers II

le trois est le chiffre de la mort

catafalque ; signe de la mort

trois jours plus tôt

quoi vrai quoi faux ?

Variation ?

Le coup des Coréens

40 Coréens : Travers été : trentre petits coréens

philippe a baigné dans wagner

retour à Carus

Sur Bax

Théologie mystique, Jen-Pierre Camus

suite : Retour à Rannoch Moor, ce qui n’y a pas été dit

les deux visiteuses : les deux visiteurs, inversion p. 122

dans Rannoch Moor, précise qu’elles leur prête la biographie de Bax devenue introuvable

plus les chiffres, 111, 11, 9;

« elles ne s’en souviennent plus » : Rannoch Moor

dépression : deux sens du mot ?

« certains mots devraient être dits » : Travers, dispute avec William ?

Re Matthews Arnold

si je reste sans rien faire devant un film, je m’endors

je ne regarde jamais de films chez moi

arnold bax malcolm arnold ?

Chez naxos y’a du bax

sur musicme y’a pas de bax

deezer non plus

nous fait pas suer avec jules moinaux

jacques loussier play bach en loucedé

tu m’as pas conseillé ça c’est pour te faire bisquer

t’avais mis ça comme écoutable

juste ça

oh il joue faux il joue faux…

allons à la gare de Guérin

la SLRC c’est un peu terrifiant

il a la dent dure de toute façon

il suffira de faire savoir qu’il prône jacques loussier

on a rien foutu pendant trois ans

on est très mal assis sur les gradin de bayreuth

une fois et c’est tout

tout le monde est égal devant la musique du maître

c’est frontal Bayreuth

trop rococo merci

Parsifal t’en a pris pour 7 ans tellement c’est long

on n’a pas les solutions

on trouve une confirmation après coup

toujours plaisir

Nicole Lapierre

Changer de Nom, Penser ailleurs

certains mots feraient dissonance + transitions qu’on ne voit pas

on parle des vieilles corréziennes à cheveux mauves

on reprend

je fume

p.133

mairie de montreuil

roussel suicidé à palerme

photo de nice

ailes de la colombe transition vers venise

transition wagner je voudrais que mon œuvre soit une œuvre de transition