Concaténation

26 10 2008

Etait-ce là masochisme, ou bien élan de mon âme vers la purification, l’expiation, et joie d’être percée à jour ? Il me sembla que c’étaient l’une et l’autre tendances à la fois, confondues. Mon être, d’un seul et même mouvement, s’élançait comme une alouette et tombait comme une pierre. Béatrix Beck, Léon Morin, prêtre

Quant à l’envie, elle attise mon for. Un déplacement sourd dans un col vain. Un trophée dans la nuit du chasseur. Le bel hallali de la désherence. J’entrevois un port fourmillant de chants mélancoliques, d’hommes vigoureux de toutes nations et de navires de toutes formes, découpant leur architecture fine et compliquée dans un ciel immense où se prélasse l’éternelle chaleur. Dans l’ardent foyer de ta chevelure. Chasse à courre. Café au Paps avec Je. Ongles rouges émouvants, trop courts. Cantal, perle de coco, pain, gingko biloba, arènes de Lutèce et un pigeon diarrhéique dans mes boucles permissives. Du jazz, des enfants lardés de latex, James Dean, des ballons partout, des mendiants, des chanteurs, des empiaffés, des marchands du temple sur le parvis de Saint-Médard. L’heure d’hiver et son cortège de mésententes. Il fait froid dans le monde. Tout ensuqué. Vois des oursins islandais sur les marchés parisiens et de la réclame pour l’île intense. Pense à elles. Le silence de leur appropriation, l’obscénité de leur joie de vivre, leur irradiante alacrité. Amer. On m’a volé le toit du monde. J’attends qu’ils en meurent, qu’on n’en parle plus. Sentencieuse prison. Muette. Que soient rouvertes les portes du paradis. Le bonheur de l’exclusion, de l’égoïsme inextinguible. La bride de ses yeux me fait ronger mors. Du rosé à l’excès. Pour oublier ce dont il veut se souvenir. La défaite est dans le partage, dans le plaisir de l’énumération, du chiffre. L’impuissance est garde-fou. Salo. Ca recommencera. Des sourires de pool-boys sur les rivages duveteux d’une piscine en sueur. La tentation du presque-rien. Des fines claires et des canards exposés dans la rue interlope. La touffeur corollaire, inadéquate, intruse. L’entretien musculeux du temps abouché à la saillance d’un torse. Son immanence retorse. Son urgence à être lu. Beau, ô mortels, comme un rêve de pierres. Divergences entre lecteurs; le texte était pourtant plus qu’attrayant. Temps morcelé du rabattage, je te donne à l’oubli. Cet enfant que je t’avais fait, où l’as-tu mis, qu’en as-tu fait ? Que disiez-vous ? Je n’en puis mais. Coi.

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