Miscellanées #38

20 01 2009

Memento Mori.

Reçu il y a peu dans ma boîte aux lettres un catalogue ? vantant les mérites de la New York Film Academy 100 East 17th St. NYC 10003. Les frais de scolarité atteignent parfois les 17000 $ pour un semestre mais bon, ils ont fait Die Hard, et quand même, Denis Hopper, Anthony Quinn et Joseph Gordon-Levitt y furent élèves. J’avoue ne pas avoir compris l’objet de cet envoi. Pourquoi moi ? La vérité était autrement plus triviale : j’avais laissé mon adresse lors d’une journée d’information pour poursuivre ses études ou travailler aux Etats-Unis. La mailing-list a fait le reste.

Brisons là.

De Rennes, le souvenir d’un jeune homme plongé dans un coma éthylique, l’odeur de chaux et de pisse de l’impasse Saint-Michel, ces Dunes d’Ali où je n’irai pas, ce jeune homme poignardé sept fois pour une histoire de latrines,  la rue de la Soif, République, Hoch, Sainte-Anne, le Bailly, le Madison, les Galeries Lafayette, Exxxit, Crazy Republic, ses uranistes, des dealers, des guides touristiques SDF, des prisons devenues discothèques, une fontaine-télescope, un petit vélo polychrome, de la mauvaise herbe hilarante, Renaud Camus sur une télé cacochyme, le texto envoyé à V.S. pour le lui dire, l’accusé en retard, TF1 pour seule chaîne, leur sourire indéfectible et un savoureux parfum de scandale. De Rennes, je rapporterai vêtements et livres, la visite du nouveau Gaumont, la fête foraine,  le dégueulis sournois d’une nature morte, une manifeste inopinée devant l’Opéra et la gare interlope, le métro unique et les skinheads. De Rennes, une Histoire de la mythologie grecque et romaine, des fabliaux (Estula), une pensée pour E.A., La Religieuse de Diderot version missel (elle passe d’ailleurs demain dans la version de Rivette au cinéclub de Paris-III à Censier, 2h24 d’Anna Karina), des livres anciens. De Rennes, un marché aux livres génial, des 10/18, Wilt, Harjunpää et le fils du policier de Matti Yrjänä Joensuu, et quelques autres. Je dirai. De Rennes, l’absence.

Avant le départ à Montparnasse, me procure la revue Books. Ici aussi. Je dirai. Le train partira une heure plus tard. Un mystère encombre la voie. De la poste, la RILI. Un article juteux sur la critique hors-la-loi, à propos de Noël Burch et de son ouvrage, De la beauté des latrines. Pour réhabiliter le sens au cinéma et ailleurs et un article de Jean-Claude Pinson intitulé Alléluia (featuring Jeff Buckley). Je dirai.

Pause au Descartes. Mon mien voisin d’internat devenu lyonnais. Un chocolat et un allongé plus tard, nous devisions encore, qui ses gitanes, qui son sucre, qui ses chiens excités.

De Mouffetard, des bandes dessinées. Je dirai avant tout. De Mouffetard, d’autres livres qui s’amoncellent, et qui, je le confesse, s’originent dans la lecture de certains blogs) : Nos animaux préférés d’Antoine Volodine (le sous-titre m’a aguiché : entrevoûtes), Démolir Nisard d’Eric Chevillard, Hauteurs de Macchu Picchu (en souvenir de mon professeur d’espagnol en khâgne (il y était allé et avait respiré le souffle de Neruda) mais aussi parce que les premières phrases de la préface rédigée par Roger Caillois, qui écrit : « Macchu Picchu, cité ou forteresse de pierres cyclopéennes, se dresse, au-dessus des lianes et des orchidées, sur une étroite plate-forme au flanc d’un pic des Andes. Découverte en 1911 par un professeur de Yale, Hiram Bingham, elle passe pour le dernier refuge où s’isola, après la conquête de Cuzco par Pizarre, un parti d’Incas irréductibles. Hiram Bingham la rechercha sur la foi d’un texte de Garcilaso qu’on tenait alors pour conte de nourrice. Il découvrit et le site inconcevable et les murailles inintelligibles. » sont annotées : « Non (faux) ». Quelqu’un aurait-il une réponse assurée ?), et Scandale de Shûsaku Endô. Je dirai quand lus.

De Price Minister, choses et autres :  Service of all the dead de Colin Dexter,  Wilt 2, 3 et 4 de Tom Sharpe (n’ai lu que les 2 premiers et Le cru de la comtesse, c’est assez jubilatoire). Oui, là encore, je dirai.

De Je., son téléphone à la Seine de Simone Weil.

De Gradiva, les journées blondes avec N. Et La Blonde et le Sheriff (traduction libre de The Sheriff of Fractured Jaw), un film de Raoul Walsh 1958 avec Jane Mansfield en émule de Calamity Jane. Je dirai.

De la fac, des livres pour le deuxième semestre : d’Adonis, les Chants de Mihyar le Damascène. Son portrait a quelque chose de Chateaubriand. Adonis pas Mihyar. Douloureux profil.  Mère Courage de Brecht, Pamela et d’autres à dire.

Du Marais, L’oiseau bariolé, le Carré, ses frappes.

De Delizius, les pâtes et les croquettes, les épinards et la mâche-croque.

De J., l’explosion de son Royal Muscat.

D’X., cet obscur objet du désir.

D’Arte, un documentaire sur T.C. Boyle.

De FB et de Deezer, un peu d’Anita O’Day (son interprétation de My funny Valentine ou son Tea for two au Festival de Jazz de Newport en 1958 que l’on voit dans Jazz on a Summer’s Day) et de Maurice Williams and the Zodiacs.

A dire.

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